Le laisser aller Républicain vers la mélasse atlantiste

En cette Saint-Valentin nous fêtons l’anniversaire du discours à l’ONU de Dominique de Villepin qui fut le porte parole de la France dans son approche diplomatique de la guerre en Irak alors impulsée par les Etats-Unis.

Oui, le gouvernement français de l’époque avait trouvé là le moyen de surfer sur l’anti-américanisme de ambiant.

Oui c’était un moyen facile de remonter la popularité bien basse de Chirac en tapant sur Bush alors que le mépris des français à l’égard du président états-unien était presque unanime.

Mais oui, les français furent d’accord avec cette démarche qu’elle fusse opportuniste ou non et on ne peut que saluer cette union nationale !

Oui les français furent fiers de leur indépendance, coqs paraissant éternels, courant vers les idéaux républicains et transpirant le gaullisme. Qu’il était loin le temps du laisser aller qui précéda la Résistance.

Aujourd’hui, nos gouvernants semblent ne plus rien avoir à gagner d’un courage affiché. Ceux qui tiennent les rênes sont européanistes. Ils sont alors de facto atlantistes car ils cautionnent la mise en place du marché transatlantique, l’idée de libre échange entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Tout cela se fait dans notre dos, sans vote populaire, sans aucune légitimité.

Aujourd’hui, les français ne sont pas informés car les médias sont soit incompétents soit complices par leur appartenance à des groupes industriels. Ils dissertent sur le PSG, une croissance qui ne pourra pas revenir (c’est une évidence) et sur les histoires de fesses des membres du Siècle voire les francs-maçons. Ils favorisent ainsi ainsi la paupérisation de l’information, les courants conspirationnistes et le FN : colporteurs de foutaises !

A aucun moment ces libéraux, journalistes de pacotille vendus à leur employeur n’aborderaient la question du marché unique transatlantique. Dans son ignorance imposée, le peuple semble satisfait. Ca ne durera pas. En cette période de scandale sur la viande de cheval dans les lasagnes Findus, on ne peut que s’inquiéter des arrivages futurs de viande de porc lavées à l’acide lactique. On peut également s’inquiéter de la disparition de la protection de nos données personnelles (sur le web) alors qu’on vient tout juste de repousser ACTA ! J’en passe…

Pour rappel, l’UE a commencé à se construire avec une zone de libre échange. 50 ans plus tard certains envisagent un saut fédéral. Mes chers concitoyens, avez-vous envie que vos arrières petits enfants aient la nationalité états-unienne sans que vous soyez consultés ?

Aujourd’hui la lobotomisation des masses fait qu’on ne voit pas le destin sordide qu’on nous réserve au profit des plus puissants. En brisant des frontières nécessaires pour protéger un mode de vie français qui est précieux, l’épine sociale que nous constituons et enviée par beaucoup est menacée de disparition.

Aujourd’hui les dirigeants préfèrent faire diversion en détournant le peuple vers des combats plus ou moins légitimes mais qui n’en méritent pas tant : le mariage gay, bientôt le droit de vote des étrangers. En revanche quand il s’agit de parler de la réforme bancaire, l’Assemblée Nationale est subitement vide.

On réclame une nouvelle loi sociétale pour nos députés, une qui leur permet de se faire voir !

Ces maigres victoires franco-françaises qui ne changent pas le quotidien du peuple sont acclamées. On porte haut une ministre qui est subitement « badinterisée » et comparée à Simone Veil alors qu’elle n’a fait que surfer sur la vague. On s’invente des héros politiques qui n’en sont pas, tout au plus des têtes fonceuses dans des portes grandes ouvertes, personnalités irréfléchies et fades qui n’impressionnent guère comparées aux grands de l’Histoire.

Nous constatons avec effroi ce darwinisme inversé qui nous a fait passer de Malraux à Filippetti dans une alternance sans but des partis.

Que je suis perplexe !

Il fut un temps où les français avaient des couilles, mais ça c’était avant.

A quand la greffe ?

Un commentaire

  1. Pingback: RAGEMAG

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*