Les européistes sont-ils d’affreux nazis ?

Le titre provocateur de ce billet de blog n’est pas un hasard et c’est à l’issue de sa lecture qu’il prendra sens. Cet article va donc être découpé en deux parties. Tout d’abord je vous propose un petit jeu : avec des extraits de textes ou de discours, je vous laisse en deviner les auteurs parmi une liste proposée. Les réponses à ce jeu se trouvent en toute fin d’article. Dans un second temps, j’appose à ce jeu un petit commentaire en espérant vous donner du grain à moudre et surtout dénoncer les discours simplistes réduisant le débat à de vulgaires procès d’intention.

Les extraits

Devinez qui sont les auteurs. Ne lisez les réponses en fin d’article qu’au dernier moment, après avoir répondu à l’ensemble des QCM !

 

Extrait n°1 :

« L’Europe peut saisir à nouveau le gouvernail de la civilisation mondiale si elle arrive à réaliser un tant soit peu d’unité politique. »

De qui est cette citation ?

A/ Valérie Giscard D’Estaing

B/ Jacques Delors

C/ François Mitterrand

 

 Extrait n°2 :

«Les peuples européens sont désormais une seule et même famille dans ce monde. Il n’est pas très malin d’imaginer que dans un espace aussi peuplé que l’Europe, un ensemble de peuples puisse conserver si longtemps des systèmes juridiques et des législations distinctes. »

De qui est cet extrait ?

A/ Jacques Attali

B/ Alain Minc

C/ Bernard Henri-Lévy

 

Extrait n°3 :

« Aucune nation ne peut parvenir seule au plus haut niveau de liberté économique qui nécessite des exigences sociales. La formation d’un grand espace économique suit la loi naturelle du développement, les accords entre états européens régiront les forces économiques… Il doit y avoir une volonté de subordonner ses propres intérêts, à celles de la Communauté Européenne. »

De qui est cet extrait ?

A/ Pierre Moscovici

B/ Manuel Valls

C/ Bruno le Maire

Extrait n°4 :

« Le chemin pour atteindre le but d’une collaboration politique et économique des peuples d’Europe est (…) l’éducation des peuples à un sentiment politique européen, l’éducation à faire partie d’une communauté de peuples. »

De qui est cette citation?

A/ Alain Medelain

B / François Fillon

C/ Jean-Christophe Cambadélis

 

Extrait n°5 :

 

« Les économies nationales traditionnelles sont mortes… le destin de ces économies sera l’économie Européenne. Le destin et l’extension de la coopération Européenne, dépend d’un nouveau plan pour l’unité économique. »

De qui est cet extrait ?

A/ Angela Merkel

B/ Nicolas Sarkozy

C/ François Hollande

 

A présent descendez en bas de page pour lire les réponses !

 

Le pamphlet

 

Vous avez lu les réponses en bas de page ? Sûrement vous ont-elles surprises ? Elles vous ont peut-être d’autant plus étonné que mes propositions vous ont explicitement induit en erreur ? Pourtant mes suggestions étaient-elles improbables ? Vous y avez sûrement cru !

Konrad Adenauer et Walter Hallstein lors de la signature tu traité de Rome le 25 mars 1957.

Konrad Adenauer et Walter Hallstein lors de la signature tu traité de Rome le 25 mars 1957.

Si à ces textes on ajoute le fait que le premier président de la Commission Européenne de 1958 à 1967, Walter Hallstein, était un ancien juriste et officier nazi recyclé par les États-Unis, qu’en pensez-vous ? Proche de Konrad Adenauer, Hallstein a préparé les plans de la Nouvelle (nouvelle) Europe à partir des plans qu’il avait fait pour Hitler et Mussolini : c’est ce qui va donner le Traité de Rome. Dans ce traité, la dimension raciste s’est effacée mais la construction racialiste demeure. Hallstein a signé ce traité le 25 mars 1957 à coté du chancelier d’Allemagne d’Adenauer.

Aujourd’hui, l’Union Européenne soutient des régimes comprenant en leur sein des néo-nazis comme c’est le cas en Ukraine tout en sous-traitant cette guerre civile pour les États-Unis….

Adolf Hitler présente aux français son projet de "Nouvelle Europe" pensé par Hallstein qui deviendra plus tard le premier président de la Commission Européenne.

Adolf Hitler présente aux français son projet de « Nouvelle Europe » pensé par Hallstein qui deviendra plus tard le premier président de la Commission Européenne.

Doit-on pour autant ranger tous les européistes dans la même case que les « affreux Nazis » ? La question peut vous sembler bête tant elle tend là à poser là une généralité absurde. Il y a des européistes sincères, dont ont peut certes juger qu’ils sont les idiots utiles d’un système ou les défenseurs de leur utopie libérale mais en aucun cas leur faire un procès d’intention quant à leur but moral !

A contrario, pourquoi dès lors que quelqu’un exprime son souhait de voir une libération nationale, tolérons-nous qu’il se retrouve mis au pilori et placé au rang de crypto-nationaliste par la sainte inquisition eurobéate ?

Cet article est là pour dénoncer les mauvaises habitudes prises par certains éditorialistes s’exprimant dans des médias nationaux et qui se fourvoient dans la stérilisation du débat en classant toute forme de défense de la souveraineté nationale en « repli identitaire, réactionnaire et nauséabond ». Les questions d’échelle de souveraineté pour un exercice optimal de la représentation démocratique sont sources d’un vrai débat ! Les inquisiteurs pro-européens sont prévenus : le redutio ad hitlerum est aisément applicable à tous les camps mais la post-démocratie n’est imputable qu’au leur.

 
L’économiste Frédéric Lordon : « Il faut sortir… par franceinter

Les réponses

 

Extrait n°1 : Aucune bonne réponse, il s’agit de Benito Mussolini, fondateur du fascisme, Conseil National des Corporations, 14 novembre 1933.

Extrait n°2 : Aucune bonne réponse, il s’agit d’un discours d’Adolf Hitler, Chancelier du 3è Reich, au Reichstag en 1936.

Extrait n°3 : Aucune bonne réponse, il s’agit de Walter Funk (ancien ministre de l’économie nazi et criminel de guerre) dans le livre « La Communauté Européenne », 1940

Extrait n°4 : Aucune bonne réponse, il s’agit de Carl Schmitt dans le livre « Völkerrechtliche Großraumordnung mit Interventionsverbot für raumfremde Mächte. Ein Beitrag zum Reichsbegriff für Völkerrecht ». Schmitt était un juriste considéré par beaucoup comme juriste officiel du IIIème reich.

Extrait n°5 : Aucune bonne réponse, il s’agit de Heinrich Hunke (et oui, encore un nazi), co-auteur de Walter Funk.

Un commentaire

  1. Est-ce pour faire oublier les sondages navrants ou les chiffres du chômage calamiteux ? Comme s’il n’y avait pas d’autres urgences ! Agir et lutter pour l’emploi, lutter contre la pauvreté et le logement indigne, lutter pour défendre notre agriculture et nos PME menacées par le dumping social organisé par Bruxelles, lutter pour sauvegarder notre indépendance nationale bafouée au nom de l’Euro et de l’allégeance à l’OTAN, lutter contre le racisme et l’antisémitisme, assurer la sécurité intérieure, reconstruire l’Éducation nationale et organiser la reconquête des « territoires perdus de la Républiques », sont les urgences du moment. Tout cela aurait semblé à un Président de la République digne de ce nom, une mission suffisamment lourde, d’autre aurait dit « une ardente obligation », pour éviter de se laisser distraire par des occupations subalternes ou la réouverture de querelles inutiles. Et bien non ! François Hollande n’a rien trouvé de mieux, les élections régionales approchant, que de ressortir la charte européenne des langues régionales pour racler quelues fonds de tiroirs électoraux. Ne nous y trompons pas : ce texte n’est pas une aimable pétition de principe relative à l’enseignement de ces langues, qui d’ailleurs est assuré en France depuis la loi Deixonne (ce n’est pas d’hier, çà date de la IV° République), ce texte ne vise pas « défendre » des langues que nul ne cherche à détruire, ce texte ne vise pas à obliger à un soutien des pouvoirs publics qui ne fait pas défaut, justement par l’’intermédiaire des conseils régionaux, ce texte ne vise pas à une reconnaissance assurée par l’article 75-1 de la Constitution. Non ce texte va bien au-delà : l’élément le plus important et le plus grave, c’est que l’État va ratifier, en ratifiant la Charte, ses dispositions instaurant la doublonnement des langues officielles : c’est à dire reconnaître un droit à pratiquer une langue autre que le français non seulement dans la vie privée, mais également dans la vie publique. Procès, actes d’état-civil, titres en tous genres, permis de construire, déclaration d’impôts, dossier de chômage, etc, : tous les actes et démarches de la vie publique devraient alors pouvoir se faire dans la langue de son choix. Ce qui veut dire que l’administration sera tenue d’y répondre en se « bilinguisant », des formulaires aux guichets, avec batterie de traducteurs et de fonctionnaire bilingues. Au-delà de son coût, c’est son caractère attentatoire à l’unité de l’État et de la République qu’il faudra combattre, et donc s’organiser pour çà. Ce texte finalement est l’instrument supplémentaire de tous ceux qui haïssent la Nation et cherche à l’affaiblir en affaiblissant l’État. Qu’attend-on pour mobiliser les républicains et au premier rang d’entre eux, les gaullistes ,

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